Dimanche 10 août 2008

Cette semaine a été épuisante (mal dormi, expériences ratées...). Pardonnez donc le manque de nouvelles.

Reprenons le fil du récit le Vendredi 1er Aout. Un feu d'artifice avait lieu (hanabi, fleur de feu, je trouve ça plus joli que feu d'artifice ou firewoks) à Fukuoka. Pour l'occasion, nombre de jeunes filles et de femmes revêtent leur yukata (kimono d'été, pour les porte manteaux qui ne suivent pas, au fond à droite). Alors j'ai fait de même (on dirait que j'ai fait ça la mort dans l'âme alors qu'au contraire, j'étais toute contente).
En fin d'après midi, on s'est isolées dans une pièce de l'université pour une séance maquillage/habillage. On m'avais prêté un yukata, mais rien à faire, il ne me plaisait pas du tout...Cho-san, qui en possède plusieurs m'a prêté un des siens, et ça donne ça:

Cho-san m'a maquillée aussi, elle prend des cours et ça se voit (peut être pas sur moi, mais bon..)

Je suis plutôt contente de mon caprice, du coup... (ça ne se voit pas sur cette photo, mais je m'étais fait une coiffure à la Princesse Leia).
On a rejoint tout le monde sur le toit de Kyudai, et c'est parti "oh la belle bleue, rouge, verte, blanche", pendant plus d'une heure (vous avez bien lu...au total, le feu d'artifice à duré 1h30).

Ensuite, on a recruté Taichi-san et Shin-san (dont je venais d'apprendre que 1) il n'était pas étudiant mais sensei 2) il avait 30 ans..damned, les japonais font pas leur âge..j'étais persuadé qu'il était en master ou en thèse...) pour aller à une afterfireworks party à Tenjin. En sortant du métro, on s'arrête prendre un purikura (les petites photos autocollantes très marrantes). J'avais un peu peur d'être bizarre, en yukata dans un geisen, mais pas du tout, il y avait une queue de l'enfer devant les cabines, avec plein de filles en yukata. Après ces quelques minutes de photo, qui ont presque confiné au délire collectif, on se dirige vers la soirée, non sans mal (lisez, on s'est planté d'endroit). Le bar est genre lounge (entendez, canapés, bibliothèque...), mais c'est un peu bondé (mais avec quasiment tou le monde en kimonos) et pas si amusant. Alors, vu que de toutes façons, on a rété le dernier métro et qu'il faut bien en profiter, nous nous sommes dirigés vers le Happy Cock (hihihi, ce nom est vraiment trop drôle). C'était beaucoup moins blindé que la dernière fois, tant mieux. Pour le coup, il y a très peu de personnes en yukata, mais notre tenue ne semble choquer personne (au contraire).
Alors, à ce stade du récit (et après avoir répété environ 150 fois le mot yukata), petites précisions quant à cette tenue. On enfile le yukata, qu'il faut plier convenablement à la taille pour ajuster la longueur. Puis il faut attacher deux bandes, une sous la poitrine et une autre au niveau de la taille, pour fixer le tout. Ensuite, il faut mettre l'obi (la ceinture), ce qui est assez compliqué (mais pas du tout si on compare, par exemple, à un sari ou à une paire de pointes) et se termine par un noeud. La tenue est complétée par des sortes de socques, assez hautes, mais curieusement très confortables. On peut mettre avant des tabi (chaussettes avec le pouce séparé), mais vu la température extérieure...J'ai appris par la suite que ce costume peut se complexifier assez rapidement, en effet, le yukata est limite un vêtement de détente. Je m'attendais à ne pas pouvoir marcher et à me sentir très raide, mais s'il est impossible de suivre l'allure d'Aragorn (surnommé Strider, ou Grand-Pas (le gars qui a traduit ça à jamais pensé que ça ressemblait à "Grand'Père"???)), on peut marcher correctement. En revanche, il est impossible de s'affaler, étant donner que l'obi maintient le dos bien raide.
Donc, rien qui n'empêche de danser, ce dont nous ne nous sommes pas privés, et ce jusqu'a presque 4 heures du matin.

Le Dimanche suivant, après une nuit blanche très longue, Cho-san et moi sommes allées à Yanagawa, une petite ville proche de Fukuoka, qui possède de nombreux canaux. On a donc fait une longue promenade en bateau. Il faisait très chaud et le soleil tapait bien, on a donc louer des petits chapeaux, on ressemblait un peu à des patelles... Les ponts sont tous très bas, il faut impérativement se coucher sur l'embarcation si l'on ne veut pas se retrouver assomé. On a mangé de l'anguille (unagi)...ce poisson va beaucoup me manquer...On s'est ensuite un peu balladées et on a trouvé une source chaude (domestiquée, aménagée, au bord de la rivière) où l'on a plongé nos pieds avec les gens du coin, longtemps, longtemps....Il a bien fallu rentrer.
























Je n'agrandis pas plus la dernière photo car nous avons des cernes assez moches...
Sinon, il ne s'est rien passé de notable cette semaine, à part un repas sushis/sashimi/poisson délicieux avec Cho-san. J'ai aussi trouvé et sauvé un petit gecko dans ma chambre.


J'ai rencontré, chez Narita-san (là où j'habite), Morgane, une étudiante en japonais à l'INALCO à Paris, elle est très sympa, mais elle pars demain pour Hiroshima. Elle appartient au réseau WOOFF, et le profil de la maison ne correspond pas du tout à ce qui est décrit sur Internet, d'où le départ.
Du coup, ce soir nous sommes allées manger dans un sushi tournant, avec Tanimura-sensei, que l'on a croisé en sortant de la maison. Le sushi tournant, c'est des paires de sushis sur un petit tapis qui tourne (logique...) et hop, on se sert...J'ai gouté à des sushis de thon, de saumon (au saumon! mon préféré...), de noix de saint jacques, de crevette crue, et d'ecrevisse...Ensuite, on a pris deux trois brochettes (mais je présice que les yakitoris sont beaucoup plus petites que les brochettes à la française) dans un yatai, puis une petite session purikura et hop, à la maison!
J'aurais bien aimé sortir me balader aujourd'hui, mais un très gros orage a stoppé net mes velléités de sortie.

Je termine cette partie de l'histoire par une brève sur les ongles des japonaises, ou la manucure poussé à l'extrême.
En effet, voici le genre d'ongles qu'arborent beaucoup de japonaises (d'ailleurs, ça me fait penser que j'ai vu la (les) trousse(s) à maquillage de Cho-san...wouaouh):


Sincères salutations

par Agaetis Byrjun publié dans : Ne classera pas ses articles
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Samedi 2 août 2008

Quand j'avais 6 ou 7 ans, mes parents nous avaient offert un tour de grande roue.
Fukuoka possède une des plus grande grande roue du monde, ce que j'ai appris par hasard (non, je ne suis pas une as de la planification) en cherchant un endroit où acheter un nouveau maillot de bain.

Après une nuit dans le night bus, où, sans doute à cause des coups de soleil récoltés lors de mes parcourts erratiques dans les rues de Kyoto, j'ai eu très froid, j'ai retrouvé le labo et les filles pour la chasse au maillot de bain. Direction Marinoa, un gigantesque centre commercial...De maillot à mon goût que nenni, mais j'ai insisté lourdement pour faire un tour de grande roue.
J'aurais du me souvenir de ce que j'ai appris en escalade cette année.
Au bout d'une minute, j'avais le vertige et je m'aggripais frénétiquement à la nacelle, en prenant des photos pour ne pas penser que j'étais si haut... Du coup mon projet de faire du saut à l'élastique me parait assez irréalisable. Dommage. Cela dit, malgrès une sensation d'oppression assez violente, ce fut un moment sympa. 


Les maillotes de bains au Japon sont assez particulier, en particulier quand on vient d'un pays où naturisme et seins nus ne choquent pas grand monde.
Beaucoup de modèles sont des bikinis-jupettes, tous les hauts sont TRES rembourrés et/ou sont doublés d'une fine coque de plastique, pour que jamais, ô grand jamais, un téton n'apparaisse.
Vu que je trouvais tous les maillots horribles et que le mien ne possède pas de blindage anti-téton, j'étais un peu nerveuse à l'idée d'aller à la plage avec tout le labo le dimanche suivant ("mais en fait personne va regarder..." "...euh, donc, pourquoi une telle prise de tête???").

Il y a quelques temps, j'avais envisagé une sortie plage avec Na-Chan. Mais je me suis dit que ça serait sympa de ma part de proposer à d'autres personnes de se joindre à nous. Au final, presque tout le monde est venu, y compris mon maître de stage, sa secrétaire et ses filles.
 Habituellement, quand je vais à la plage, j'ai sur moi, mes clefs, une serviette et ma carte de bus, l'horaire comme la destination sont approximatifs. Mais pas là.
Yuichi-san m'a donné rendez-vous à 8 heures (un Dimanche!!). Quand j'ai vu la montagne de matériel et appris qu'un emplacement était réservé pour la journée, mon système de valeurs plagesque s'est vu renversé. Apres trois quart d'heure de voiture, on arrive...


Journée très agréable, où je me suis baignée, même là où je n'avais pas pieds, rhytmée par un repas de nouilles, un barbeuc, des fous rires, une sieste à l'ombre, des chateaux et des tombes de sables, des coups de soleils, une partie lamentable de beach volley, des méduses...
La plage, donc.





Jeudi soir, j'ai retrouvé Max, le frère d'Anne-Prune, qui passe un mois au Japon. On a été manger dans un minuscule resto (capacité maximale de l'endroit: 12 personnes). Le patron est très sympa, et notre arrivée amuse bien les autres clients. Le patron nous sert les meilleures asperges que j'ai jamais goûtées, des brochettes de poulet et des udons maisons au coquillage (même le bouillon des pâtes est délicieux). Nous sommes les derniers clients, mais il n'est pas très tard et j'apprécie la compagnie de Max. Comme je l'ai peut-être déjà mentionné, la maison où j'habite héberge un bar. C'est là que nous buvons notre dernière bière, endiscutant un peu avec le barman, décidément très sympa. Max finira par rentrer à pieds...
Le lendemain, à Tenjin, je le retrouve avec un japonais, Kei-san, qu'il a rencontré dans son auberge de jeunesse. Nous partageons notre repas dans un yatai (omelette, soba, tofu, yakitori de poulet, bière (et la je constate que je ne suis pas alcolique, mais juste française, merci Max)). On part s'amuser un peu au geisen (game center) du coin (Mario-Kart, Gros tambour ou il faut taper en rhytme). On s'amuse à faire un purikura...J'aime vraiment ce concept.

Mais prochainement, vous découvrirez comment on peut prendre des purikura et aller danser...en yukata.
par Agaetis Byrjun publié dans : Ne classera pas ses articles
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Lundi 28 juillet 2008

Avant de reprendre mon récit là où je l'avais interrompu pour de basses raisons alimentaires, je tiens à porter à votre connaissance un fait d'importance: ma clim est réparée, je ne me réveillerai donc plus dans une pièce à 32°C à 8 heures du matin. Je ne mesure pas encore toute l'étendue de mon bonheur.
Autre point important: je n'arrive toujours pas à éditer mes vidéos, vous avez donc assez peu de chances de les voir un jour sur ce blog (quel nom atroce, d'ailleurs "blog", ça me rapelle le blobfish).

Cela fait bien une semaine que je repousse le moment de vous parler de mon séjour à Kyoto. Ces quelques jours ont été extrêmement denses, et je ne sais vraiment pas par où commencer.
Mais il faut bien se lancer...

Ce que je retiendrai de Kyoto:

-l'ambiance de l'auberge de jeunesse...Tout le monde se croise, s'interpelle, dans un déluge de "Where are you from? France, London, Australia, Malaisia, Denmark, Spain (oui, je peux continuer longtemps comme ça)". J'ai été danser avec des espagnols et un anglais (vous le saviez déjà, mais c'est pour conserver la cohérence du récit), j'ai mangé des onigiri et bu du thé au jasmin avec un étudiant de Jussieu, parlé musique avec des français autour d'une (...trois...) bière (...s...), parlé de tout et de rien avec plein de monde jusqu'a 4 ou 6 heures du matin... Je ne me suis jamais sentie aussi sociable. C'est fou.

-les restos de tofu. Alors, je dis tofu et tout le monde tire la tronche, genre "oui mais le tofu, c'est nul, ça n'a pas de goût". Pour dire vrai, c'est ce que je pensais moi aussi avant le Japon. Après le resto partagé avec Ayumi-san, j'ai réitéré l'expérience complètement par hasard avec trois français qui se rendaient au Fuji Fest (un festival, comme vous l'aurez habilement deviné). Une rencontre par hasard (Tu veux venir manger avec nous? D'accord.) On a joué de malchance, on est parti à l'improviste, sans réservation, à Kyoto, peut-être la ville la plus touristique du Japon, une veille de jour férié...On a déniché un minuscule resto (5 tables au plus) dans une petite ruelle toute mignonne (je précise le caractère mignon de la ruelle, parce que dans mon esprit, et sans doute aussi dans l'imaginaire collectif, une ruelle c'est glauque et sale). Cette expérience culinaire est assez indescriptible, mais au fond, je n'ai pas non plus vraiment envie de la décrypter, de peur d'en perdre la saveur.

Repas pris avec Ayumi-san


-le monde est petit. Jo et ses amis vont au Fuji Fest. Je suis jalouse, cela va sans dire...J'engage la conversation sur la musique et là, STUPEFACTION, il s'avère que nous avons des goût très proches sur la question mais surtout, que nous avons assisté à plusieurs concerts ensemble à Paris (Explosions In The Sky, Red Sparrowes, A Silver Mount Zion). C'est donc avec joie (et aussi parce que c'est une personne très sympathique) que je risque de le retrouver au prochain concert de A Silver Mount Zion,Paris, Novembre prochain. J'ai failli assister, totalement par hasard, à un concert d'un groupe dénommé Balzac (Flaubert eut été de meilleur goût littéraire selon moi, qui déteste Balzac autant que l'être le plus inutile du monde déteste Paul-Hubert Lafleur. C'est dire). J'apprendrais par la suite que Balzac est un groupe de Visual Kei. J'ai surtout été attirée par le look du public qui faisait la queue devant une toute petite porte. Du noir, du piercing (j'en profite pour vous parler d'une boutique de fringues de type "Nana" (le manga) découverte à Kyoto.J'ai donc un haut à manches très évasées donc je suis folle...les autres vêtements qui me plaisaient n'étaient bien sur pas soldés. J'aurais du prendre les vendeuses en photos. Mais bon, si vous voulez vous faire une idée du look et des chaussures, je vous reconseille de jeter un coup d'oeil à Nana). Je me suis renseignée sur le prix, 3300 yens...trop pour un groupe qui m'est complètement inconnu...La mort dans l'âme, je passe mon chemin. Les concerts, façon "Beck" (le manga) me font défaut, je le regrette un peu (mais mon séjour n'est pas finit, faut "juste" que je me trouve un pote un peu rock spirit. C'est bien là, je crois, tout le problème. Sinon, j'ai vu un ukulélé AstroBoy. C'est fou la vie)

-ma résistance à la chaleur. Avec une température moyenne de 36° en journée, j'étais à mon aise et j'ai parcouru à pied en long en large et en travers Kyoto, sans jamais prendre le bus. Finalement, j'ai attrapé un rhume, vu que la clim fonctionnait à plein régime à l'auberge (ça fait très moyennageux, ça).

-les coin lockers. Une bénédiction.

-le style un peu rétro de la ville, avec les fils électriques qui tissent, comme dans beaucoup de villes ici, des toiles à plusieurs étages. La ville est, pour les parties est et ouest tout du moins, construite presque à flanc de colline, émeraudes. La saison est aux festivals traditionnels, beaucoup d'habitants arborent de sompteux kimonos.























































-le château Nijo (Nijo-jo). J'ai mis trois jours à y accéder...Le premier jour, on m'a filé des indications moisies. Je me suis donc perdue. Mais au final, c'était tout à fait agréable de déambuler dans les petites rues non touristiques de la ville. Et comme dans toute ville quadrillée, on n'est jamais perdu bien longtemps. Le deuxième jour, je suis allée dans le parc du palais impérial de Kyoto, trouver quelques instants de quiétude au milieu d'arbres centenaires. Le palais en lui même à l'air imposant, tout comme les deumeures des nobles qui l'entourent, mais rien de tout cela ne se visite. Je me suis arrêté boire un café glacé (j'ai du boire 4 litres de divers liquides, thé, café, eau, pocari sweat (oui le nom est dégueu, c'est simplement une boisson riche en électrolytes, comme la sueur, qui de ce fait est très bien absorbée par l'organisme)) dans le "routiers" (désolée, c'est le terme le plus adéquat que j'ai pu trouver) de l'aire de repos du parc. Sentiment d'être quelque part dans les années 70 ou 80. Je suis presque seule à l'intérieur. En sortant du parc, une belle maison me faisait de l'oeil et je suis passée devant un petit salon de thé, où un groupe de femmes d'une cinquantaine d'années prenait leur "teatime" entre copines. Comme dans la plupart des endroits tout est rédigé en kanji. Mais comme dans la plupart des endroits, les plats (reproduits en plastique de manière très réaliste) sont exposés dans la vitrine. Après avoir recopié lesdits kanjis, je parvient à commander une glace au thé vert avec haricots rouges et boules gluantes de riz. La serveuse est adorable et m'explique comment lire le kanji. A nouveau, l'atmosphère hors du temps me saisit, moi et ma solitude, et sans nul doute, cette simple glace sera un de mes meilleurs souvenirs de Kyoto. Mais je vous parlais de Nijo-jo. Après avoir quitté à contre-coeur le salon, je parviens au chateau...qui est fermé, comme tout les mardis."Lundi matin, l'empereur, sa femme et le ptit prince...". Le lendemain est ma dernière journée de vacances, par conséquent, j'emporte mes sacs sur mon dos, et je repars en mode galérienne, toujours résolue à ne pas prendre le bus (je ne comprendrai jamais pourquoi je déteste à ce point prendre le bus). Mal m'en a pris. Je décide de faire un bout de chemin en métro.
Au Japon, il y a le métro, les trains du réseau JR, les lignes privées. Je ne ferais pas plus de commentaires sur le côté peu pratique de la chose, surtout quand des stations sont relativement éloignées (quand on marche à pied) on exactement le même nom d'une compagnie à l'autre. Ce qui me permettra de marcher 45 minutes pour retrouver ce satané chateau après être sortie du train. En bus, cela m'aurait pris 10 minutes...Le chateau, qui date de l'époque de la réunification du Japon (si j'ai bien compris, mais un livre d'histoire vous sera bien plus utile...) est splendide. L'ensemble des murs (des parois, des panneaux pour être plus précis) et des plafonds sont peints (certains décors remontent au XVIIème siècle). Le plancher craque à dessein sous les pas des visiteurs, et des des espions d'alors. Le jardin est immense et magnifique, j'imagine la splendeur que cela doit être au printemps. Les cigales assourdissent l'air.
Malheureusement les touristes aussi et c'est un point sacrément négatif, à mon avis (même si je ne me place pas au-dessus des autres visiteurs, bien entendu, je fais partie de la masse). Le lieu y perd beaucoup en charme et j'y gagne en misanthropie. Si seulement j'avais une hache...




-les temples. Comme le Périgord est réputé pour ses Milles Châteaux, un adage doit exister à propos de Kyoto et de ses temples (après vérification, il y a pres de 2000 temples et shrines (les espèces de grand portails...je ne connapit pas la traduction en français)). Aussi divers que les zizis de Perret (j'y ai vraiment pensé sur le coup). Il y a tellement à voir, tellement d'histoires, de détails...Mais j'ai un peu du mal avec la surconsommation culturelle type MacDo (voir beaucoup et vite). J'ai donc décidé de ne visiter qu'un nombre restreint de temples (qui sont des lieux de culte, après tout, j'ai beau être athée, j'essaie de m'imprégner de la sérénité de ces lieux. Et je trouverai ça extrêmement impoli de ne passer qu'en coup de vent, comme on feuillette un prospectus. Je m'excuse des comparaisons bancales, mais c'est une nécessité que j'ai beaucoup de mal à exprimer.)
Accompagnée d'Ayumi-san, j'ai été à Arashiyama (partie ouest de la ville, à flanc de colline (yama), donc), me perdre (sens non littéral) au temple de la forêt de bambou, dans la maison de bambou dédié à Kaguya Hime (une princesse de légende) ainsi que deux autres temples dont le nom m'échappe soudain. Le quartier est presque désert et m'évoque les décors de "Quartier Lointain" de Jiro Taniguchi. Après ces instants de quiétude, nous avons rejoint le centre de Kyoto et des amis d'Ayumi-san, avec lesquels nous sommes allées dans un izakaya. Au bout de deux heures, je me suis rendue compte que j'étais de très loin la plus jeune, mais le repas fut extrêment sympathique (plateau de sashimis, saké, omelette à l'anguille, oeufs de poissons...).
L'auberge se trouvait dans le quartier de Gion, quartier trad et touristique, bordé d'une petite rivière. J'en profite pour visiter le temple de Yasata. Mais mon désir de fuir la foule me porte vers le parc et les autres temples qu'il contient (temple tout simple, presque dans la forêt, collé à la colline par ici presque verticale ou un grandpère et sa petite fille montent pour dire une prière), la fête populaire, un cimetière. Dans une rue très passante (Shijo-dôri) (doux euphémisme, c'est sans doute la rue principale de Kyoto), je découvre un minuscule temple auquel personne ne semble prêter attention...Les personnes qui prient suivent un rituel (mais je n'ai pas vraiment saisi s'il y avait une différence entre les temples shinto et les temples bouddhistes dans la manière de prier): jeté d'une pièce au niveau de l'autel de bois, sonner la cloche, saluer deux fois, claquer deux fois dans les mains, joindre les mains ,saluer. Sur les conseils enthousiastes de Jo, je me décide à aller voir les 1001 bouddhas de Sanjusangendo. Ce qui se dégage de ce temple est si fort que j'envisage un instant de me convertir au bouddhisme (...je ne sais pas si les bouddhistes athées sont légion...). Milles incarnations de bouddhas et les 28 dieux gardiens (le panthéon japonais m'a l'air un rien compliqué) encadrent le bouddahs protecteur de tous les mondes dans le temple le plus long du Japon.
Le caractère inneffable de ces visites explisque sans doute ma réticence à vous raconter Kyoto par le menu...































Le temple aux 1001 bouddhas. Les photos de l'intérieur sont des photos de cartes postales, donc sont assez moches.





















-Nara, une ville proche de Kyoto. Suite à des tatonnements d'emploi du temps, des matinées un peu trop grasses et un temps certain passé à marcher dans Kyoto, je n'ai pu y consacrer qu'un après midi. Je me suis donc limitée au parc de Nara, ou les daims, émissaires (ou incarnation??) des dieux vivent en liberté (et ils sont vraiment apprivoisés). En dépit de leur caractère prétendumment divin, vous vous imaginez bien que je ne les ai ni nourris ni touchés. Ahhhhh, si j'avais un fusil.........
Le parc abrite de nombreux temples, dont le temple du grand bouddhah, Todaiji. Bouddhah que j'ai contemplé une bonne demi heure sans bouger, en réussissant presque à faire abstraction de la foule qui m'entourait. J'ai entendu un tout petit garçon, de cinq ou six ans s'écrier "Come on here!!! There is a GIANT THING" (à sa décharge la statue doit approcher les 30 mètres de haut). Un tatouage attire mon attention, et je reconnais Sacha et Oscar, mes potes anglais de l'auberge. Je termine donc la visite sur une note beaucoup moins extatique et spirituelle (on a fini par acheter des serres têtes "oreilles et cornes de daim').
Un pilier du temple est percé, si on peux le traverser, on est chanceux. Je suis chanceuse (d'ou ma conclusion "les gens avec beaucoup d'épaule ou au grand tour de taille ne sont jamais chanceuses").




Tout cela ne m'a bien sûr pas empêcher de compter les mouches des le lendemain.
Mais j'aurais encore d'autre histoires. 












On se prend en photo avec des mues d'insectes sur la langue...





par Agaetis Byrjun publié dans : Ne classera pas ses articles
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Samedi 26 juillet 2008
Il est 17 heures, il fait toujours 35° et le soleil tape.
C'est donc le moment idéal pour me lancer dans le récit de mon épopée dans les terres du Kansai, à grand renforts de supports visuels.

C'est dans l'état de chenille (couverture des pieds au menton, casque avec A Silver Mount Zion sue les oreilles et toit de landeau de bébé sur la tête (oui, à moi aussi il me semble que le mot adéquat est "capote"?, mais vous conviendrez que cela pourrait porter à confusion)) que j'ai parcouru la distance qui sépare Fukuoka d'Osaka.
J'ajoute un point de confort au bus de nuit, bien mieux que l'avion.

Néanmoins, je débarque à 6h à la gare d'Umeda, dont les dimensions feraient rougir la gare du nord. JE tente de me réveiller avec un café et un immonde beignet (il est 6 heures, je vous le rapelle, mes capacités de choix d'un mets convenable sont quelques peu réduites). Après une séance de débarbouillage dans les toilettes (où je constate que certaines japonaises possèdent  un attirail de maquillage digne de maquilleuses professionnelles), je prends le métro jusqu'au marché de K. (je ne me souviens plus du nom exact). Au vu de l'heure matinale, la plupart des stands et boutiques sont fermés, je part donc à la recherche d'un café. Le cafetier a une grosse moustache. La scène mériterait un développement plus ample (notamment ma conversation avec un japonais qui lui aussi prenait un café), mais hélas, j'ai encore beaucoup, beaucoup de choses à raconter. Sur le marché, je contemple des poissons, morts ou vifs, au formes et tailles inhabituelles pour moi. Je me laisse tenter par des cerises délicieuses (mais qui coûtent un bras, à peu près).

Osaka n'est pas réputée pour ses qualités touristiques mais possède néanmoins (j'aime ce mot, dont la nature grammaticale m'échappe pour l'heure) un château (restauré et aménagé en musée) du 17ème siècle.
Je visite le musée et marche dans le parc, goûte aux takoyakis (beignets de poulpe). C'est extrêmement intéressant, au point de vue historique. Cela me prend une petite cinquaine d'heure et me permet de constater, depuis le dernier étage du château, la taille démesurée de la ville, qui me donne le vertige.

Ledit château.



Je rejoins ensuite Kyoto et mon auberge de jeunesse (qui fut, comme je l'apprendrai le lendemain, un immeuble de karaoké).

 A l'hôtel, je croise Oscar, un londonnien qui me propose de sortir danser le soir même à Osaka, avec deux espagnols de sa connaissance. On se souviendra que j'ai peu et mal dormi, que j'ai marché un nombre considérable d'heures, que j'arrive tout juste d'Osaka (même si ça n'est pas bien loin). Qu'a cela ne tienne, j'accepte l'invitation (je regrette toujours de ne pas être plus sortie à Tokyo). Quelques heures plus tard, nous partons, accompagnés de Mariko-san, qui travaille à l'auberge. En mode galériens, bien entendu. Après de nombreuses péripéties et une pluie battante, nous débusquons un club hip-hop (...). Soirée bien sympa, mais je m'écroule tout de même sur une table à 3h30 du matin. On me réveille à 5 heures et nous retournons à Kyoto. Le trajet est trèèèèèèès long.

Après une courte nuit, je retrouve Ayumi-san, une ancienne étudiante de mon labo qu ihabite à Kyoto. On s'arrête manger dans un resto de tofu. C'est délicieux et les saveurs me sont pour la plupart totalement inédites. Sashimis de tofu, riz à l'oeuf et au tofu, anguille, autres petis plats de tofus et crème au thé vert en dessert. Heureusement que je ne petit-déjeune pas.



Cela dit, je vais interrompre brusquement ce récit, j'ai beaucoup trop faim désormais, au moment où je m'apprête à entrer dans le vif du sujet: les temples de Kyoto.





par Agaetis Byrjun publié dans : Ne classera pas ses articles
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Mercredi 16 juillet 2008

Marseille me manque. Mais.
Ici aussi on trouve des cigales. Sauf que:


PAS MOYEN DE METTRE UNE VIDEO QUI MARCHE

 Voilà l'ambiance musicale lorsque l'on quitte l'hypercentre de Nagasaki.

Lundi, au lieu d'écouter le marchand de sable, j'ai veillé jusqu'à 3heures passées avant de sauter dans ma douche, de rejoindre quelques personnes (Sensei, Michiko-chan, Kanae-Chan et Miyuki-Chan) devant Kyûdai et de prendre un bus aussi bondé que la ligne 13 aux heures de pointe (je suis vraiment obsédée par cette ligne de métro, désolée).
Mais pourquoi donc vous demandez vous avec anxiété?

YAMAKASA! Un festival traditionel d'Hakata (nom que l'on donne parfois à Fukuoka, pour des raisons historiques que je ne développerai pas ici pour cause de "il fait 35 dans ma chambre malgrès l'heure tardive et ma clim me la joue toujours "Les Chutes du Niagara", donc je cherche à m'éloigner de mon PC le plus rapidement possible". La raison invoquée n'est qu'une fausse excuse, justifiant mal ma flemme).
Le festival -matsuri-, disais-je, est vieux de plus de 750 ans...et à ma grande honte, je ne sais pas trop ce qu'il célèbre (mais je ne suis pas la seule, c'est ça qu'il y a de bien avec la tradition). Toujours est-il que le point culminant du festival est la course de Chars (Oiyama), à l'aube, cette année celle du 15 Juillet. Les chars représentent des guerriers.
Voici un aperçu en image (le char arrive à la fin). J'aurais préféré une belle photo, mais prendre des gars qui courent n'est pas chose aisée.

JE SUIS AIGRIE PAR OVER BLOG

Les coureurs sont vêtus du shimekomi, habituellement porté par les sumos. Les coureurs ont entre 2 et 80 ans à peu prés (il y avait un tout petit minot qui devais pas savoir courrir de puis longtemps...mais son papa était là quand même). Les fesses sont plus ou moins agréables à regarder. Quelques petites filles participent également (mais pas au-delà de 8 ou 9 ans). Il y a plusieurs chars, chacun escorté par une équipe qui représente un quartier de la ville. Ils courent longtemps. Vers 6heures, lorsque la course s'achève (elle commence à 5heures), chaque équipe est accueillie pour aller se restaurer.
Le Char est porté, les gars se relaient, ils agitent l'espèce de corde coincée dans le shimekomi pour se manifester. Comme au Tour de France, on leur balance de l'eau dessus. Mais ils n'ont pas l'air dopés.
Le public est étrangement calme, au plus quelques rares applaudissements au passage des coureurs, qui s'entraînent tous seuls au rythme des Oisha! Oisha! (Que l'on pourrait traduire par Allez! (?)).
Tout autour du parcours des échoppes (stand c'est moche) proposent de quoi se sustenter: poulpe frit, poulet, beignets...de la bière et des boissons diverses (donc du thé).
Autant vous préciser que je n'ai pas petit déjeuner, bien que mon estomac criât famine.
Un certains nombre de personnes (les femmes comme les hommes) ont revêtu leurs kimonos. Malgrès mon aversion pour les tissus imprimés, je trouve ça très beau...Vivement que je porte un Yukata (kimono d'été pour les femmes).


Je suis rentrée chez moi à 7heures, histoire de dormir et d'être efficace pour bosser après (objectif assez moyennement atteint à mon goût).

En parlant de goût, Motoki-san, m'avait fait présent, à Nagasaki d'un castela, gâteau typique de la ville. On l'a mangé aujourd'hui ce gâteau, qui ressemble très fortement à une génoise en plus sucré. L'influence Européenne à Nagasaki n'aura donc pas été que religieuse ou architecturale.

Je pars demain pour Ôsaka, Kyoto et Nara.

Que le spectacle commence!

 

par Agaetis Byrjun publié dans : Ne classera pas ses articles
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Lundi 14 juillet 2008

Pour vous remettre de vos émotions d'un long week-end prolongé (pour les non-retraités d'entre vous), l'article présent se veut aussi long qu'imagé et, je présume, chaotique.

Vous avez toujours rêvé de me voir chanter et manger-de-manière-ridicule?

Alex Mange Des Ramen (l'échoppe que j'ai évoquée s'appelle un Yatai, ils n'existent presqu'exclusivement qu'à Fukuoka):

Je persiste à penser que la méthode italienne pour les spaghetti et affiliés est bien plus sûre pour moi...

Note: les laits-fraise japonais remportent mon suffrage:






















Au Karaoké, tout le monde se prend pour une star, et c'est bien sympathique. On choisit sa chanson et, c'est parti! (on peut chanter du Slayer ou du SOAD, pour les motivés à grosse voix).




Voilà pour le tour de chant.

Maintenant, tentons de justifier la construction d'un parking géant sur tous les espaces naturels et la destruction des autres espèces animales qu'Homo Sapiens et la vache (qui est cool, donne du lait, de la viande et plein de cuir).
Detestons ensemble un bon coup la nature. Vous vous souvenez de ma mention des moustiques japonais au venin ridicule. Certes. Mais avec 50 piquûres sur les jambes d'un coup, ça fait mal. Je vous épargne une photo de mes jambes (épilation pas top à l'heure où j'écrit ces lignes, pour des raisons précedemment explicitées). Par contre, voici mon pied droit:

La mort dans l'âme (et après avoir tenté de jouer ma warrior), je me suis résolue à aller acheter de la crème pour ne pas me gratter comme une damnée et du répulsif, nouveau parfum intéressant s'il en est. Oui, désormais, je pue le Raid. Ces saletés de moustiques (je réserve une vulgarité sans nom dans mes propos pour la prochaine bestiole), aiment mon sang sans doute nouveau (personne n'est autant piqué que moi) et à peine le pied dehors, c'est le signal de la curée.

Norbert, un charmant coléoptère d'une taille respectable à élu domicile dans ma chambre. Qu'a cela ne tienne. Jeudi soir, j'ai eu l'occasion de trouver dans mon placard une maxi araignée dégueu, d'un diamètre beaucoup trop respectable. Eloignez vos enfants: Sale Pute d'araignée, je te hais.
La découverte de cette pute à huits pattes fut à l'origine d'une soirée épique. Pour commencer, je me suis ruée dehors, en direction du labo, avec la ferme intention de trouver quelqu'un au labo (bien qu'il fut près de 23h) ou d'y dormir (si vous n'avez pas compris que j'ai une peur irrationelle de ces erreurs de la nature, l'information peut se révéler utile). Bien évidemment, le bâtiment était fermé. Je rentre donc chez moi. Je vous passe la description de la panique qui s'est emparée de moi, de la conversation suréelle que j'ai eu avec ma maman sur msn et les idées saugrenues que j'ai eues pour réduire à néant la bête immonde (eau bouillante?...non faut s'approcher...). J'ai fini par aller acheter du deo en spray au combini le plus proche (à 11 pm passées). Mais bon, m'approcher dans un rayon de deux mètres étant impossible (comme le fait de respirer), j'ai renoncé à cette brillante tentative (Arthagal, un ami, a quand même émis des doutes: "Tu comptais la parfumer?"). En désespoir de cause, je suis descendue au bar de ma maison d'hôte et j'ai balbutié "Help. Spider. Room" (heureusement que j'avais déjà croisé le barman, mon irruption étant pour le moins surréelle). Un de ses amis et monté ecrabouiller la P8P (il a eu au passage un aperçu de mes culottes, qui séchaient dans le placard). Don't RIP, spider. J'ai pu me calmer et dormir du même sommeil que Gregor Samsa la veille de sa métamorphose. Autant dire que je n'étais pas dans ma meilleure forme le lendemain. Mais j'ai bien fait rire tout le monde. (araignée= kumo).

Sans transition aucune, ce samedi, je suis allée me balader dans des parcs à Fukuoka, Ohori Goen (son étang, ses carpes monstrueuses et son jardin japonais) et le parc des ruines du Château (qui devait être bien impressionant, à l'époque) de Fukuoka.
Comme dans Paris-Match, des photos, pas de texte:


Notez la taille du pigeon...

























J'ai beaucoup aimé ce jardin, au centre de la ville.







































Sinon, Fukuoka, ça ressemble aussi à ça (pardon pour la qualité, mais bon, l'humidité ambiante n'aide pas (il fait toujours très chaud, genre 32 tous les jours, alors forcément, des fois c'est couvert):


Je suis repassée au labo, faire une manip et j'ai planifié ma visite du lendemain à Nagasaki avec Taiichi-san. Finalement, on part à quatre en voiture, rendez-vous à 7h30 (deux heures de caisse, ça ne nous a pas empêcher d'arriver à presque 11h).

Nagasaki, c'est le premier point d'ouverture du Japon avec l'Europe, dès le XVIème siècle. Mais aussi la bombe.
Nous avons donc (re)-visité le musée de la bombe atomique. 
...
...
...
C'est plutôt dur à encaisser, voir et savoir sont définitivement deux expériences très éloignées. Le musée est extrêment bien fait, replace les évenements dans leur contexte historique et retrace l'histoire des armes nucléaires après la WWII. Vive la France...

A 13h, je retrouve Motoki-san, le fils de sensei (il habite Nagasaki depuis 4 ans, super sympa bien qu'il ait souvent l'air blasé) et je me sépare pour l'aprem de mes comparses.

A Nagasaki, on se déplace essentiellement en tramway (mini tramway):


Puis direction ChinaTown, histoire de se sustenter de chanpon (encore des nouilles!)

 Nous sommes allés visiter une reconstitution de Dejima, le quartier réservé aux étrangers (Hollandais) aux temps des premiers contacts entre Japon et Europe.

Puis direction Glover Garden, ex-lieu de résidence d'un riche industriel Européen. La baie de Nagasaki est vraiment jolie, tout comme les collines tout autour, ça rappelle un peu Gênes parfois. L'influence "Européenne" est très présente ici, ne serait-ce que par la présence de nombreuses églises.


La maison (reconstruite après 1945, cela va sans dire) de ledit Glover: villa européenne aux tuiles japonaises.


Puis, direction, l'hôtel Best Western de Nagasaki où Motoki-san travaille en tant que bar-tender. Vue imprenable, dans l'hôtel le plus classe dans lequel j'ai jamais pénétré, sashimi et cocktail à la main. Très agréable fin d'après midi


J'ai retrouvé les garçons, qui ont passé une aprem de la loose (bar BD, ce qui n'a rien de loosesque en soit, j'en conviens)

Il a bien fallu rentrer.
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Dimanche 6 juillet 2008

J'aurais pu intituler cet article "Toxic (Britney Spears, ?)", mais ça me faisait un peu mal quand même.

Avant de me lancer dans le récit épique de mes dernières activités japonaises, je vais vous parler de deux sujets qui me tiennent à coeur: le climat et les poils (Lotus, je sais que ce dernier point te remplit d'une joie inextinguible).
La saison des pluies s'achève, et les températures tournent entre 25 (au plus frais de la nuit) et 30/33 le jour, sans que le soleil ne s'en mêle. Je suis aux anges. Sauf quand il faut dormir et mettre la clim (d'ailleurs, en parlant de ça, j'ai bien mis une semaine à percuter que oui, la clim c'est utile et que je peux m'en servir). Parce que ma clim fuit comme ça n'est pas permis, du coup, soit je crève de chaud, soit je dois éponger par terre toutes les demie-heures (même en mettant un verre sous la fuite, je ne suis pas complètement stupide). D'ailleurs, par souci d'économie, le clim a été coupée dans les bureau des labos vendredi aprèm, autant dire que tout le monde a finit par somnoler gaiement sur son bureau (même si mon livre Introduction To Nervous System est tout à fait passionnant). Cela m'amène tout naturellement au second point de ce paragraphe (damned, si j'organise mes articles, c'est vraiment que mon cerveau a atteint un point critique de surchauffe). Climatiquement parlant, le jean est proscrit, à moi les shorts et autres robes. Sauf que les jambes façon yéti ne s'accordent que très mal avec la jupe. Sachez donc, que pour mon malheur, l'épilateur électrique est une invention presque méconnue dans ces contrées (et le mien ne fonctionne bien évidemment que sur du 220 volts...). Je suis donc obligée de me raser les jambes. C'est la loose et ma plus grande déception vis-à-vis du Japon.
Voilà pour le billet d'humeur.

Brève sur les drosophiles: deux cent Drosos dans un petit tube ça fait un petit bruit d'ailes frottées, très joli. (du coup, je penche parfois la tête vers elles, personne n'est encore passé près de moi à ce moment fatidique, j'aurais sans doute l'air dérangée)

Brève administrative: j'ai ma carte d'identité de résidente étrangère!

Nouvelle tête au labo! Michiko-chan (oui!!!!!!! j'ai le droit de l'appeler "chan" ...du coup, il a fallu que je renomme Cho-san (Pause explicative: "san" s'utilise de manière assez commune mais reste assez formel. Pour les amiEs, et surtout quand on est jeune (ce qui est encore mon cas), "chan" est plus adapté)...Cho-san s'appelle désormais Na-Chan (parce que Cho-chan, c'est pas très heureux...Pour récapituler, de son vrai nom chinois,  Xiaoxuan, impronomçable pour les japoanis, je l'ai d'abord appelée Unique (pour l'anglais), puis Cho-san, comme tout le monde le fait. Ben maintenant, c'est Na-chan)). Après cette très longue parenthèse (mais je présume que désormais, vous avez l'habitude), revenons à Michiko-chan. Elle vient de passer un mois en France (selon elle, les inconvénients de Paris: les crottes de chien et les horaires plus que fluctuants des transports publics...Je ne peux que lui donner raison). Elle a beaucoup d'humour et a tendance à sautiller partout. Je l'apprécie déjà beaucoup. Et pour m'envoyer des fleurs, c'est réciproque (ma maigre connaissance du japonais et mon goût pour les mangas et la cuisine japonaise jouent en ma faveur). Elle a d'ailleurs ramené des ¨Pailles D'Or" de France, j'ai failli défaillir.

Que vient faire la blonde américaine la dedans? (Vous suivez toujours?) La réponse tient en un lieu: le karaoké.
Samedi soir fut donc ma première soirée karaoké. J'y suis allée avec Michiko-chan, Miyuki-chan et Yuichi-san. Nous sommes tout d'abord allés manger des ramen dans une petite échoppe (les petites cabanes que l'on voit dans les mangas!). J'élargis ma connaissance des nouilles japonaises, ma préférence va incontestablement aux mem. Parlons une seconde chiffons, histoire de rompre à nouveau la trame narrative de ce post. J'ai déjà mentionné la tolérance japonnaise face aux gambettes nues (d'ailleurs, je ne comprend pas pourquoi les français s'en privent, ils pourraient bien plus mater!). J'en ai donc profité pour porter ma nouvelle robe ultra courte (pardon pour le cadrage de la photo qui suit):



Puis direction le karaoké (une grande première pour moi). On est dans une petite pièce avec télé, micros, boissons...Et bam, c'est parti pour deux heures de vocalises et de franche rigolade. Dieux merci (ben oui, je met Dieu au pluriel, religion polythéiste oblige!), le catalogue des chansons proposés contient une section English Songs (on choisit les chansons, ce que je ne savais pas. Ce que je ne savais pas non plus c'est que la musique, ben c'est pas les vrais instru des morceaux mais des versions reason améliorées et les clips sont entièrement refaits et assez moches, mais cela n'a que peu d'importance). J'ai donc pu chanter du Radiohead, du Cake, Spice Girls (...je connais encore Wannabe par coeur...). Et le tout s'est achevé par un duo sur TOXIC (là, vous voyez bien qu'il y avait un rapport) avec Michiko-san. Elle chante très bien d'ailleurs. La télé indique combien de calories on perd en chantant (peu).

Le week-end fut musical, puisque je suis allé voir un concert de mandoline cet aprèm, avec Na-Chan, sur l'invitation de Kanae-Chan, qui fait partie de l'orchestre. Vraiment, très bien et la mandoline ressemble parfois au violon (point étonnant). Je suis ensuite allée à Tenjin avec Na-Chan, traîner dans la boutique Hello Kitty et l'aider à choisir un yukata (qui s'accompagne de l'obi (ceinture), de chaussures et divers accesoires...le tout revient TRES cher, même sans taper dans le haut de gamme). Bon, malheureusement pour moi, j'aime surtout les tissus unis et pas les fleurs partout, je n'ai donc pas été d'une aide très efficace. Mais j'ai hâte de porter un yukata début août.

Brève linguistique: j'ai été boire un verre avec Na-Chan mardi dernier, à une soirée "Canada" (très sympa d'ailleurs, on a discuté avec deux japonaises). Le serveur était français. J'ai du chercher mes mots pour communiquer en français. Avec la spontanéité d'un robot.

Comme à Guignol, j'imagine "Des Photos! Des Photos (serait-ce Gnafron qui les aurait subtilisées?)".
Grâce à Michiko-san, qui ELLE n'avait pas oublié son appareil, je serais demain en mesure de poster un article 100% images.

Rabat sa cape sur sa noire silouhette et disparaît dans des volutes de fumée.

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Vendredi 4 juillet 2008

C'est une personalité toute différente qui se présente à vous.
Cette introduction un rien flippante signifie seulement que pour la première fois de ma vie j'ai été danser en boîte. La science-fiction existe, j'en suis la preuve.

Tout a commencé par un samedi à la grasse matinée et par l'oubli de mon portefeuille au labo. 18h, mon estomac gronde. J'ai donc fait un crochet par le labo, histoire de me sustenter de quelques sushis. En passant, je vais faire coucou à mes mouches (on est très proches elles et moi...en vrai je me suis occupée de mon élevage) et la j'ai croisé Cho-san et Taichi-san, en salle de manip (on est au Japon, hein, venir bosser le samedi n'a rien d'anormal). A la pensée de ma soirée précédente, je suis prise d'un violent désespoir (soirée de la loose) et j'ai lancé un "bon les mecs, vous faites quoi ce soir?". Bien m'en a pris

J'ai rejoint Taichi-san à 10 heures, sous une pluie encore plus battante que celle qui nous avait accueillis à Dazaifu (voir l'article que personne (?) n'a lu). Le temps d'aller au métro (au moins 25 mètres, j'était trempés, malgrès mon bientôt feu-parapluie). On est allés jusqu'a Tenjin, le centre de Fukuoaka, ou la jeunesse aime à se rassembler, on s'est baladés un peu, on a été manger (rien de fou jusque là, mais avez vous déjà essayé de manger du Tofu et de la salade et des baguettes?). Prise d'une inspiration subite, je propose une visite culturelle au geisen du coin (game center). Après avoir en ce blog même chanté les louanges du créateur du Wifi, je réitères mes envolées lyriques à celui des salles d'arcades. Habituellement, je suis très mauvaise aux jeu vidéos. Très. Bizarrement avec un volant (et pas une manette débile) j'ai réussi à gagner une course à Mario Kart. Avant d'aller buter des zombies comme une possédée (comme deux possédés il faut bien le dire) à Silent Hil (ce qui me donne envie de jouer au jeu sur console, l'ambiance est géniale, dans le sens gore et flippant du terme). Puis on a regarder des gars jouer à Guitar Hero version batterie et DG. Il y a du niveau...
Enfin, on est allés prendre des purikuras (photomaton beaucoup beaucoup plus funky).

Bref, si je ne sais pas quoi faire, je peux toujours retourner la bas, même toute seule.

Vers 2h, Cho-san nous a rejoints. A ma décharge, je ne savais pas du tout ou elle nous entraînait (d'ailleurs il valait mieux, sinon j'aurais dit non et c'eût été dommage je dois bien le reconnaître). On s'est retrouvés dans la boîte en vogue de Fukuoka, le Happy Cock (je n'ai pas fait de remarque, mais il me semble bien que cela peu se traduire de manière très grivoise, WordReference est d'accord avec moi). Au début j'ai été légèrement inquiète, vu que la densité de population rivalisait avec celle des quais de Saint-Lazare, ligne 13, un jour de grève (ou de panne du métro). Mais, bon, cela ne m'a pas empêcher de me trémousser sur de la musique sur laquelle je cracherais d'habitude (mais bon, va danser sur n'importe lequel de mes titres de blogs, pour rigoler un peu). J'ai eu l'impression d'avoir une descente de marin breton. En fait c'est juste que les asiatiques tiennent pas l'alcool (pour la plupart. Et puis l'IMC de Cho-san doit plafonner à 18, alors...). Bref, c'était marrant.
On a fini par sortir à 4h30 et on a glandouillé dans le rue jusqu'a 6 heures, histoire de prendre le métro

Remarques diverses sur cette expérience dansesque:

Je ne connais pas ce genre de lieu en France, mais la salle m'a semblée bien petite
La proportion de non japonais a augmenté de façon exponentielle dans ces lieux
Mêmes ivres, les garçons sont corrects avec les filles (enfin, de ce que j'ai (n'ai pas?) vu)
J'ai paumé mon parapluie, mais j'en ai trouvé un bien mieux dans la rue dix minutes après
Les japonaises peuvent VRAIMENT porter des trucs très courts
Mais très rarement des vans
J'avais un look très décalé, avec mes sapes noires (sarouel court et haut très beau mais pas du tout fashion victim) et mes vans-likes au pied (en meme temps, comme ça c'était confortable.

Une flemme immense, celle de ne pas vous narrer la suite de mon week-end, m'envahit. Etant faible, je la suis.

Pour vous dédommager de votre peine, voici quelques photos (prises par Tanimura-sensei) ; dans l'ordre, moi au labo, le repas traditionel, les crêpes 

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Mercredi 25 juin 2008

Autant vous prévenir tout de suite, Squirrel Song est loin d'être la meilleure chanson de l'album (préférez Prayer To God en cas de crise aigue de misanthropie). Mais le titre m'est irrésistible (...je ne suis pas convaincue de la justesse de cette construction grammaticale. Qu'a cela ne tienne).

Il paraît que les français aiment beaucoup parler de nourriture. Je ne dérogerais pas à la règle.
Le midi, je déjeune la plupart du temps d'un bento (riz plus des petits accompagnements allant du beignet de crevette à la salade de potiron, d'écorce haricot ("dans le haricon tout est bon"), en passant par les légumes locaux (dont je ne peux malheureuseument pas vous donner le nom).

En images...


Je m'améliore en baguettes, même si je ne peux m'empêcher de les tenir de manière trop peu traditionnelle (oui, des fois la tradition, ça sert à ne pas faire tomber sa nourriture sur soi).

Cependant, il existe des exceptions à mes habitudes (ceux qui complètent d"e petite vieille", je les conspue)
Lundi, je suis retournée manger des mem avec Cho-san (des nouilles qui se mangent sans ajout de sauce soja). Hier, Tanimura-sensei avait préparé un repas (imaginez des petites larmes dans mes yeux quand je me remémore ce repas), avec des soba, des sushis d'anguille et d'un autre poisson (du chinchard? mais je ne suis pas sûre), et de tofu de sésame (surprenant). Merci, merci, merci sensei.
Ce midi, nous sommes allés dans un resto indien. Bizarrement (ou pas), ça m'a rappelé Paris... On m'a demandé ce qui me manquait le plus, en matière de nourriture. A mon propre étonnement, il ne me manque qu'un bon steak saignant (bleu). Le pain, je m'en fout (sauf si il y a du fromage, mais je n'ai pas encore de sensation de manque à ce propos).

Lundi soir, j'ai eu l'occasion de m'essayer à la calligraphie. Avant de vous montrer les photos de mes piètres essais, je remarque que la calligraphie n'est pas faite pour les gauchers (le contraire m'eut étonnée). Sur la première photo, le résultat de la main gauche. Ce n'est pas si catastrophique, mais pour réussir à tracer les traits à peu près correctement (pour obtenir l'équivalent de beaux pleins et déliés), je suis obligée de faire des mouvement absoluments pas naturels. D'autant qu'il faut tenir le pinceau bien vertical...



 Puis, voyant que je risquait de me briser les métacarpes et tout ce qu'il y a avec, la Sensei m'a conseillé d'utiliser ma main droite. C'est également violent, quand ta main droite n'est qu'un organe inutile dont l'ablation serait aussi anecdotique que la naissance de Jean-Robert Dubois-Meuri, qui vécut en ermite dès l'âge de sept ans et ce jusqu'a sa mort, huit ans plus tard, sans rien laisser d'autre à la postérité que le souvenir de son inutilité.













Le moment fut cependant très agréable et le niveau des élèves impressionant (oui, la concordance des temps de ce zeugma n'est pas très heureuse. Mais je voulais à tout prix placer le mot zeugma, la clé du succès de tout jeu du pendu (parce que si je ne dit pas "jeu du", on va encore dire que je suis morbide) (à ce propos, bien que cela puisse sembler sans aucun rapport, je tiens à préciser que je n'écoute pas de métal symphonique, même quand j'empale des mouches).

Pour me venger (mesquinement) de mon infériorité de gauchère en matière de calligraphie, j'ai montré que je peux écrire à l'envers (même si c'est inutile, comme ce brave Jean-Robert).
Un des élèves à réussi à prononcer mon nom et mon prénom correctement, j'étais toute contente (en japonais, les sons composés et les "e" muet n'existent pas, déjà c'est mal barré pour Alexandra).

Pour clore la journée en beauté, Tanaka-san m'a apporté une boîte de mini croissant AU VRAI BEURRE, et donc très bons...

Malgrès l'heure tardive, j'ai subitement faim.

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Mercredi 25 juin 2008

La saison des pluies a ses avantages. Seuls les plus acharnés se risquent dans les lieux touristiques. Pouvant être une acharnée, je m'en vais vous conter mon samedi à Dazaifu, une petite ville au sud de Fukuoka.

J'ai rejoins Taichi-san (l'étiquette voudrait que je dise "senpai" et pas "san"...mais bon, il m'a assuré que cela n'avait pas d'importance) à Kyudai. Taichi-san bosse sur les mécanismes moléculaires du rythme circadien de la Drosophile. Il est très sympa, il a à peu près mon âge et c'est avec lui que je m'amuse à GTA (Great Teacher Alexandra). On a pris un train de banlieue (un RER moins glauque...pas difficile) et, tout à notre discussion on s'est plantés d'arrêt. Pour se rendre compte que la gentille pluie s'était transformée en une assemblée de cordes, de hallebardes (je reviendrai plus tard aux hallebardes), de chats et de chiens. Mais au moins ça nous fait rire. Arrivés en ville, on se réfugie dans un resto (de toutes façons, il n'est pas loin d'une heure), histoire de laisser au ciel le temps de s'assécher (autant vous prévenir tout de suite ça n'a pas marché...C'était même pire après). Le resto possède un super jardin japonais


Je commande des udons et Taichi-san des sobas (des nouilles, que l'on trempe dans de la sauce soja) et des beignets de tempura. J'ai poussé le vice touristique jusqu'a prendre des photos desdites nouilles:



A propos des restos, un verre d'eau bien glacée est toujours servi quand on arrive, ainsi qu'une serviette humide pour se décrasser les mains. C'était très bon (comme d'habitude. Du coup, sauf mention contraire, quand je parlerai de ce que j'ai mangé, sous-entendez "c'était très bon").

Nous sommes ensuite passés dans la boutique Hello Kitty du lieu (à moi les mini HK à grelots!!!).
Dazaifu est connue pour ses nombreux temples et autres vestiges du passé (j'ai prévu d'y retourner pour visiter d'autres endroits et me faire une balade dans les collines environnantes. Vous vous souvenez de la forêt de Princesse Mononoké (Hime Mononoke)? (vous ne l'avez pas vu... ... ... dommage). C'est la même. J'espère que je croiserai les petits bonhommes blancs. Je n'y crois pas trop).
Nous passons sur trois ponts (le passé, le présent, le futur) avant d'arriver au Dazaifu Tenmagu. Je laisse les photos relater mon émerveillement (pluvieux):




















Nous passons devant un arbre vieux d'au moins mille ans (et pour une fois cette remarque n'a rien à voir avec mon tic de language, qui consiste à compter par mille). Il est lié à l'histoire de Tenjin, le poète devenu Dieu.
Puis un jardin flottant (ça a sûrement un vrai nom) et une petite vache de pierre à l'entrée de la forêt (j'aimerais pouvoir la réveiller à l'instar de FitzChevalerie, l'assassin royal):


Nous partons ensuite visiter le Musée National de Kyushu, ouvert en 2005. L'architecture, sans être laide, jure un peu avec les temples, mais le musée est caché par la forêt, alors tant pis (c'est toujours mieux que Benidorm).
Le musée (420 yens, soit moins de 3€ l'entrée...Monsieur Musée Pompidou, tu lis ce blog???) est extrêmement bien fait: une grande salle qui brosse l'histoire du japon vu de Kyushu/Daizaifu, sans négliger les apports des pays voisins à l'histoire japonaise, avec des maquettes splendides; autour de cette salle, onze salles à thèmes (histoire volcanique, la route de la soie, les cloches...). On peut taper sur des reproductions de cloches et de gongs (un bon fou rire à ce propos), toucher de la soie, du lin, sentir des encens et du bois de santal...Ce côté ludique est extrêmement sympathique. On a du finir la visite en courant, malheureusement. J'ai eu une grande discussion avec Taichi-san devant un katana, sur les armes médiévales européennes (je me suis fait un plaisir de lui décrire les fléaux d'armes (mes préférés), les arbalètes, les hallebardes (je suis même sorti du cadre médiéval pour évoquer les baïonettes de 14-18), à grand renforts de gestes (...j'aime beaucoup les armes médiévales)). Puis une autre devant la section "les chrétiens se sont fait bouter hors du japon" (pas une mauvaise idée de la part des habitants de l'époque, à mon humble avis), où j'ai essayé d'expliquer ce que je sais de la religion chrétienne puis catholique. Il y avait une vierge à l'enfant aux traits bouddiques, que j'ai trouvée très émouvante.
Le temple suivant était fermé, nous sommes donc redecendus vers la rue marchande. La ville était vide (Everybody's dead?...après le coup des armes médiévales, j'ai précisé à Taichi-san qu'il ne fallait pas s'inquiéter de mon côté morbide. Dieu merci il n'était pas du tout choqué).
J'ai failli défaillir dans un magasin principalement axé sur le thème "Mon voisin Totoro" (je voulais tout.)
(d'ailleurs, parenthèse, voici mon nouvel ami de sac, Totoro Himself:



fin de la parenthèse)

Un autre magasin était dédié à Kitaro (un manga très populaire ici, très drôle visiblement, contant l'histoire de Kitaro, qui vient du monde des fantômes. Son père est un globe oculaire, il a un ami homme-souris. Tout cela est bien déjanté, et les produits dérivés sont à la hauteur (faudra que j'y retourne...)).
Voici Kitaro (j'ai eu la chanson de Kitaro dans la tête pendant tout le trajet du retour):


Je laisse l'image en grand, pour que vous voyiez bien le papa de Kitaro. Il faudra que je visionne ça, a priori, il y a tous les critères requis pour que cela me plaise.

Il a bien fallu rentrer. L'histoire s'achève.

La fête de la musique n'existe pas ici (le concept plaît beaucoup à Tanimura-sensei à qui j'en ai parlé). Tant mieux. Parce qu'avec la pluie, ç'aurait été triste.

par Agaetis Byrjun publié dans : Ne classera pas ses articles
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