C'est une personalité toute différente qui se présente à vous.
Cette introduction un rien flippante signifie seulement que pour la première fois de ma vie j'ai été danser en boîte. La science-fiction existe, j'en suis la preuve.
Tout a commencé par un samedi à la grasse matinée et par l'oubli de mon portefeuille au labo. 18h, mon estomac gronde. J'ai donc fait un crochet par le labo, histoire de me sustenter de quelques
sushis. En passant, je vais faire coucou à mes mouches (on est très proches elles et moi...en vrai je me suis occupée de mon élevage) et la j'ai croisé Cho-san et Taichi-san, en salle de manip
(on est au Japon, hein, venir bosser le samedi n'a rien d'anormal). A la pensée de ma soirée précédente, je suis prise d'un violent désespoir (soirée de la loose) et j'ai lancé un "bon les mecs,
vous faites quoi ce soir?". Bien m'en a pris
J'ai rejoint Taichi-san à 10 heures, sous une pluie encore plus battante que celle qui nous avait accueillis à Dazaifu (voir l'article que personne (?) n'a lu). Le temps d'aller au métro (au
moins 25 mètres, j'était trempés, malgrès mon bientôt feu-parapluie). On est allés jusqu'a Tenjin, le centre de Fukuoaka, ou la jeunesse aime à se rassembler, on s'est baladés un peu, on a été
manger (rien de fou jusque là, mais avez vous déjà essayé de manger du Tofu et de la salade et des baguettes?). Prise d'une inspiration subite, je propose une visite culturelle au geisen du coin
(game center). Après avoir en ce blog même chanté les louanges du créateur du Wifi, je réitères mes envolées lyriques à celui des salles d'arcades. Habituellement, je suis très mauvaise aux jeu
vidéos. Très. Bizarrement avec un volant (et pas une manette débile) j'ai réussi à gagner une course à Mario Kart. Avant d'aller buter des zombies comme une possédée (comme deux possédés il faut
bien le dire) à Silent Hil (ce qui me donne envie de jouer au jeu sur console, l'ambiance est géniale, dans le sens gore et flippant du terme). Puis on a regarder des gars jouer à Guitar Hero
version batterie et DG. Il y a du niveau...
Enfin, on est allés prendre des purikuras (photomaton beaucoup beaucoup plus funky).
Bref, si je ne sais pas quoi faire, je peux toujours retourner la bas, même toute seule.
Vers 2h, Cho-san nous a rejoints. A ma décharge, je ne savais pas du tout ou elle nous entraînait (d'ailleurs il valait mieux, sinon j'aurais dit non et c'eût été dommage je dois bien le
reconnaître). On s'est retrouvés dans la boîte en vogue de Fukuoka, le Happy Cock (je n'ai pas fait de remarque, mais il me semble bien que cela peu se traduire de manière très grivoise,
WordReference est d'accord avec moi). Au début j'ai été légèrement inquiète, vu que la densité de population rivalisait avec celle des quais de Saint-Lazare, ligne 13, un jour de grève (ou de
panne du métro). Mais, bon, cela ne m'a pas empêcher de me trémousser sur de la musique sur laquelle je cracherais d'habitude (mais bon, va danser sur n'importe lequel de mes titres de blogs,
pour rigoler un peu). J'ai eu l'impression d'avoir une descente de marin breton. En fait c'est juste que les asiatiques tiennent pas l'alcool (pour la plupart. Et puis l'IMC de Cho-san doit
plafonner à 18, alors...). Bref, c'était marrant.
On a fini par sortir à 4h30 et on a glandouillé dans le rue jusqu'a 6 heures, histoire de prendre le métro
Remarques diverses sur cette expérience dansesque:
Je ne connais pas ce genre de lieu en France, mais la salle m'a semblée bien petite
La proportion de non japonais a augmenté de façon exponentielle dans ces lieux
Mêmes ivres, les garçons sont corrects avec les filles (enfin, de ce que j'ai (n'ai pas?) vu)
J'ai paumé mon parapluie, mais j'en ai trouvé un bien mieux dans la rue dix minutes après
Les japonaises peuvent VRAIMENT porter des trucs très courts
Mais très rarement des vans
J'avais un look très décalé, avec mes sapes noires (sarouel court et haut très beau mais pas du tout fashion victim) et mes vans-likes au pied (en meme temps, comme ça c'était confortable.
Une flemme immense, celle de ne pas vous narrer la suite de mon week-end, m'envahit. Etant faible, je la suis.
Pour vous dédommager de votre peine, voici quelques photos (prises par Tanimura-sensei) ; dans l'ordre, moi au labo, le repas traditionel, les crêpes