J'aurais pu intituler cet article "Toxic (Britney Spears, ?)", mais ça me faisait un peu mal quand même.
Avant de me lancer dans le récit épique de mes dernières activités japonaises, je vais vous parler de deux sujets qui me tiennent à coeur: le climat et les poils (Lotus, je sais que ce dernier
point te remplit d'une joie inextinguible).
La saison des pluies s'achève, et les températures tournent entre 25 (au plus frais de la nuit) et 30/33 le jour, sans que le soleil ne s'en mêle. Je suis aux anges. Sauf quand il faut dormir et
mettre la clim (d'ailleurs, en parlant de ça, j'ai bien mis une semaine à percuter que oui, la clim c'est utile et que je peux m'en servir). Parce que ma clim fuit comme ça n'est pas permis,
du coup, soit je crève de chaud, soit je dois éponger par terre toutes les demie-heures (même en mettant un verre sous la fuite, je ne suis pas complètement stupide). D'ailleurs, par souci
d'économie, le clim a été coupée dans les bureau des labos vendredi aprèm, autant dire que tout le monde a finit par somnoler gaiement sur son bureau (même si mon livre Introduction To
Nervous System est tout à fait passionnant). Cela m'amène tout naturellement au second point de ce paragraphe (damned, si j'organise mes articles, c'est vraiment que mon cerveau a
atteint un point critique de surchauffe). Climatiquement parlant, le jean est proscrit, à moi les shorts et autres robes. Sauf que les jambes façon yéti ne s'accordent que très mal avec la jupe.
Sachez donc, que pour mon malheur, l'épilateur électrique est une invention presque méconnue dans ces contrées (et le mien ne fonctionne bien évidemment que sur du 220 volts...). Je suis donc
obligée de me raser les jambes. C'est la loose et ma plus grande déception vis-à-vis du Japon.
Voilà pour le billet d'humeur.
Brève sur les drosophiles: deux cent Drosos dans un petit tube ça fait un petit bruit d'ailes frottées, très joli. (du coup, je penche parfois la tête vers elles, personne n'est encore passé près
de moi à ce moment fatidique, j'aurais sans doute l'air dérangée)
Brève administrative: j'ai ma carte d'identité de résidente étrangère!
Nouvelle tête au labo! Michiko-chan (oui!!!!!!! j'ai le droit de l'appeler "chan" ...du coup, il a fallu que je renomme Cho-san (Pause explicative: "san" s'utilise de manière assez commune mais
reste assez formel. Pour les amiEs, et surtout quand on est jeune (ce qui est encore mon cas), "chan" est plus adapté)...Cho-san s'appelle désormais Na-Chan (parce que Cho-chan, c'est pas très
heureux...Pour récapituler, de son vrai nom chinois, Xiaoxuan, impronomçable pour les japoanis, je l'ai d'abord appelée Unique (pour l'anglais), puis Cho-san, comme tout le monde le fait.
Ben maintenant, c'est Na-chan)). Après cette très longue parenthèse (mais je présume que désormais, vous avez l'habitude), revenons à Michiko-chan. Elle vient de passer un mois en France (selon
elle, les inconvénients de Paris: les crottes de chien et les horaires plus que fluctuants des transports publics...Je ne peux que lui donner raison). Elle a beaucoup d'humour et a tendance à
sautiller partout. Je l'apprécie déjà beaucoup. Et pour m'envoyer des fleurs, c'est réciproque (ma maigre connaissance du japonais et mon goût pour les mangas et la cuisine japonaise jouent en ma
faveur). Elle a d'ailleurs ramené des ¨Pailles D'Or" de France, j'ai failli défaillir.
Que vient faire la blonde américaine la dedans? (Vous suivez toujours?) La réponse tient en un lieu: le karaoké.
Samedi soir fut donc ma première soirée karaoké. J'y suis allée avec Michiko-chan, Miyuki-chan et Yuichi-san. Nous sommes tout d'abord allés manger des ramen dans une petite échoppe (les petites
cabanes que l'on voit dans les mangas!). J'élargis ma connaissance des nouilles japonaises, ma préférence va incontestablement aux mem. Parlons une seconde chiffons, histoire de rompre à nouveau
la trame narrative de ce post. J'ai déjà mentionné la tolérance japonnaise face aux gambettes nues (d'ailleurs, je ne comprend pas pourquoi les français s'en privent, ils pourraient bien plus
mater!). J'en ai donc profité pour porter ma nouvelle robe ultra courte (pardon pour le cadrage de la photo qui suit):
Puis direction le karaoké (une grande première pour moi). On est dans une petite pièce avec télé, micros, boissons...Et bam, c'est parti pour deux heures de vocalises et de franche rigolade.
Dieux merci (ben oui, je met Dieu au pluriel, religion polythéiste oblige!), le catalogue des chansons proposés contient une section English Songs (on choisit les chansons, ce que je ne savais
pas. Ce que je ne savais pas non plus c'est que la musique, ben c'est pas les vrais instru des morceaux mais des versions reason améliorées et les clips sont entièrement refaits et assez moches,
mais cela n'a que peu d'importance). J'ai donc pu chanter du Radiohead, du Cake, Spice Girls (...je connais encore Wannabe par coeur...). Et le tout s'est achevé par un duo sur TOXIC (là, vous
voyez bien qu'il y avait un rapport) avec Michiko-san. Elle chante très bien d'ailleurs. La télé indique combien de calories on perd en chantant (peu).
Le week-end fut musical, puisque je suis allé voir un concert de mandoline cet aprèm, avec Na-Chan, sur l'invitation de Kanae-Chan, qui fait partie de l'orchestre. Vraiment, très bien et la
mandoline ressemble parfois au violon (point étonnant). Je suis ensuite allée à Tenjin avec Na-Chan, traîner dans la boutique Hello Kitty et l'aider à choisir un yukata (qui s'accompagne de l'obi
(ceinture), de chaussures et divers accesoires...le tout revient TRES cher, même sans taper dans le haut de gamme). Bon, malheureusement pour moi, j'aime surtout les tissus unis et pas les fleurs
partout, je n'ai donc pas été d'une aide très efficace. Mais j'ai hâte de porter un yukata début août.
Brève linguistique: j'ai été boire un verre avec Na-Chan mardi dernier, à une soirée "Canada" (très sympa d'ailleurs, on a discuté avec deux japonaises). Le serveur était français. J'ai du
chercher mes mots pour communiquer en français. Avec la spontanéité d'un robot.
Comme à Guignol, j'imagine "Des Photos! Des Photos (serait-ce Gnafron qui les aurait subtilisées?)".
Grâce à Michiko-san, qui ELLE n'avait pas oublié son appareil, je serais demain en mesure de poster un article 100% images.
Rabat sa cape sur sa noire silouhette et disparaît dans des volutes de fumée.