Marseille me manque. Mais.
Ici aussi on trouve des cigales. Sauf que:
PAS MOYEN DE METTRE UNE VIDEO QUI MARCHE
Voilà l'ambiance musicale lorsque l'on quitte l'hypercentre de Nagasaki.
Lundi, au lieu d'écouter le marchand de sable, j'ai veillé jusqu'à 3heures passées avant de sauter dans ma douche, de rejoindre quelques personnes (Sensei, Michiko-chan, Kanae-Chan et
Miyuki-Chan) devant Kyûdai et de prendre un bus aussi bondé que la ligne 13 aux heures de pointe (je suis vraiment obsédée par cette ligne de métro, désolée).
Mais pourquoi donc vous demandez vous avec anxiété?
YAMAKASA! Un festival traditionel d'Hakata (nom que l'on donne parfois à Fukuoka, pour des raisons historiques que je ne développerai pas ici pour cause de "il fait 35 dans ma chambre malgrès
l'heure tardive et ma clim me la joue toujours "Les Chutes du Niagara", donc je cherche à m'éloigner de mon PC le plus rapidement possible". La raison invoquée n'est qu'une fausse excuse,
justifiant mal ma flemme).
Le festival -matsuri-, disais-je, est vieux de plus de 750 ans...et à ma grande honte, je ne sais pas trop ce qu'il célèbre (mais je ne suis pas la seule, c'est ça qu'il y a de bien avec
la tradition). Toujours est-il que le point culminant du festival est la course de Chars (Oiyama), à l'aube, cette année celle du 15 Juillet. Les chars représentent des guerriers.
Voici un aperçu en image (le char arrive à la fin). J'aurais préféré une belle photo, mais prendre des gars qui courent n'est pas chose aisée.
JE SUIS AIGRIE PAR OVER BLOG
Les
coureurs sont vêtus du shimekomi, habituellement porté par les sumos. Les coureurs ont entre 2 et 80 ans à peu prés (il y avait un tout petit minot qui devais pas savoir courrir de puis
longtemps...mais son papa était là quand même). Les fesses sont plus ou moins agréables à regarder. Quelques petites filles participent également (mais pas au-delà de 8 ou 9 ans). Il y a
plusieurs chars, chacun escorté par une équipe qui représente un quartier de la ville. Ils courent longtemps. Vers 6heures, lorsque la course s'achève (elle commence à 5heures), chaque équipe est
accueillie pour aller se restaurer.
Le Char est porté, les gars se relaient, ils agitent l'espèce de corde coincée dans le shimekomi pour se manifester. Comme au Tour de France, on leur balance de l'eau dessus. Mais ils n'ont pas
l'air dopés.
Le public est étrangement calme, au plus quelques rares applaudissements au passage des coureurs, qui s'entraînent tous seuls au rythme des Oisha! Oisha! (Que l'on pourrait traduire par Allez!
(?)).
Tout autour du parcours des échoppes (stand c'est moche) proposent de quoi se sustenter: poulpe frit, poulet, beignets...de la bière et des boissons diverses (donc du thé).
Autant vous préciser que je n'ai pas petit déjeuner, bien que mon estomac criât famine.
Un certains nombre de personnes (les femmes comme les hommes) ont revêtu leurs kimonos. Malgrès mon aversion pour les tissus imprimés, je trouve ça très beau...Vivement que je porte un Yukata
(kimono d'été pour les femmes).


Je suis rentrée chez moi à 7heures, histoire de dormir et d'être efficace pour bosser après (objectif assez moyennement atteint à mon goût).
En parlant de goût, Motoki-san, m'avait fait présent, à Nagasaki d'un castela, gâteau typique de la ville. On l'a mangé aujourd'hui ce gâteau, qui ressemble très fortement à une génoise en plus
sucré. L'influence Européenne à Nagasaki n'aura donc pas été que religieuse ou architecturale.
Je pars demain pour Ôsaka, Kyoto et Nara.
Que le spectacle commence!
J'ai appris par l'intermédiaire de Céline que tu faisais un blog sur ton séjour.
Je l'ai parcouru en entier! Je me suis trop marré (ta manière de narrer tes aventures est hilarante (et on retrouve bien ton caractère à travers ta prose))X x² + 2 AB-Y = Z - (et j'y ai retrouvé un certain nombre de mes expériences!)
Profite bien de ton séjour. Personnellement, je suis parfois nostalgique et j'aimerais bien y retourner. Grosse bise et j'espère à bientôt.
Guillaume