Samedi 26 juillet 2008
Il est 17 heures, il fait toujours 35° et le soleil tape.
C'est donc le moment idéal pour me lancer dans le récit de mon épopée dans les terres du Kansai, à grand renforts de supports visuels.

C'est dans l'état de chenille (couverture des pieds au menton, casque avec A Silver Mount Zion sue les oreilles et toit de landeau de bébé sur la tête (oui, à moi aussi il me semble que le mot adéquat est "capote"?, mais vous conviendrez que cela pourrait porter à confusion)) que j'ai parcouru la distance qui sépare Fukuoka d'Osaka.
J'ajoute un point de confort au bus de nuit, bien mieux que l'avion.

Néanmoins, je débarque à 6h à la gare d'Umeda, dont les dimensions feraient rougir la gare du nord. JE tente de me réveiller avec un café et un immonde beignet (il est 6 heures, je vous le rapelle, mes capacités de choix d'un mets convenable sont quelques peu réduites). Après une séance de débarbouillage dans les toilettes (où je constate que certaines japonaises possèdent  un attirail de maquillage digne de maquilleuses professionnelles), je prends le métro jusqu'au marché de K. (je ne me souviens plus du nom exact). Au vu de l'heure matinale, la plupart des stands et boutiques sont fermés, je part donc à la recherche d'un café. Le cafetier a une grosse moustache. La scène mériterait un développement plus ample (notamment ma conversation avec un japonais qui lui aussi prenait un café), mais hélas, j'ai encore beaucoup, beaucoup de choses à raconter. Sur le marché, je contemple des poissons, morts ou vifs, au formes et tailles inhabituelles pour moi. Je me laisse tenter par des cerises délicieuses (mais qui coûtent un bras, à peu près).

Osaka n'est pas réputée pour ses qualités touristiques mais possède néanmoins (j'aime ce mot, dont la nature grammaticale m'échappe pour l'heure) un château (restauré et aménagé en musée) du 17ème siècle.
Je visite le musée et marche dans le parc, goûte aux takoyakis (beignets de poulpe). C'est extrêmement intéressant, au point de vue historique. Cela me prend une petite cinquaine d'heure et me permet de constater, depuis le dernier étage du château, la taille démesurée de la ville, qui me donne le vertige.

Ledit château.



Je rejoins ensuite Kyoto et mon auberge de jeunesse (qui fut, comme je l'apprendrai le lendemain, un immeuble de karaoké).

 A l'hôtel, je croise Oscar, un londonnien qui me propose de sortir danser le soir même à Osaka, avec deux espagnols de sa connaissance. On se souviendra que j'ai peu et mal dormi, que j'ai marché un nombre considérable d'heures, que j'arrive tout juste d'Osaka (même si ça n'est pas bien loin). Qu'a cela ne tienne, j'accepte l'invitation (je regrette toujours de ne pas être plus sortie à Tokyo). Quelques heures plus tard, nous partons, accompagnés de Mariko-san, qui travaille à l'auberge. En mode galériens, bien entendu. Après de nombreuses péripéties et une pluie battante, nous débusquons un club hip-hop (...). Soirée bien sympa, mais je m'écroule tout de même sur une table à 3h30 du matin. On me réveille à 5 heures et nous retournons à Kyoto. Le trajet est trèèèèèèès long.

Après une courte nuit, je retrouve Ayumi-san, une ancienne étudiante de mon labo qu ihabite à Kyoto. On s'arrête manger dans un resto de tofu. C'est délicieux et les saveurs me sont pour la plupart totalement inédites. Sashimis de tofu, riz à l'oeuf et au tofu, anguille, autres petis plats de tofus et crème au thé vert en dessert. Heureusement que je ne petit-déjeune pas.



Cela dit, je vais interrompre brusquement ce récit, j'ai beaucoup trop faim désormais, au moment où je m'apprête à entrer dans le vif du sujet: les temples de Kyoto.





Par Agaetis Byrjun - Publié dans : Ne classera pas ses articles
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