Cette semaine a été épuisante (mal dormi, expériences ratées...). Pardonnez donc le manque de nouvelles.
Reprenons le fil du récit le Vendredi 1er Aout. Un feu d'artifice avait lieu (hanabi, fleur de feu, je trouve ça plus joli que feu d'artifice ou firewoks) à Fukuoka. Pour l'occasion, nombre de
jeunes filles et de femmes revêtent leur yukata (kimono d'été, pour les porte manteaux qui ne suivent pas, au fond à droite). Alors j'ai fait de même (on dirait que j'ai fait ça la mort dans
l'âme alors qu'au contraire, j'étais toute contente).
En fin d'après midi, on s'est isolées dans une pièce de l'université pour une séance maquillage/habillage. On m'avais prêté un yukata, mais rien à faire, il ne me plaisait pas du
tout...Cho-san, qui en possède plusieurs m'a prêté un des siens, et ça donne ça:

Cho-san m'a maquillée aussi, elle prend
des cours et ça se voit (peut être pas sur moi, mais bon..)

Je suis plutôt contente de mon caprice, du coup... (ça ne se voit pas sur cette photo, mais je m'étais fait une coiffure à la Princesse Leia).
On a rejoint tout le monde sur le toit de Kyudai, et c'est parti "oh la belle bleue, rouge, verte, blanche", pendant plus d'une heure (vous avez bien lu...au total, le feu d'artifice à duré
1h30).
Ensuite, on a recruté Taichi-san et Shin-san (dont je venais d'apprendre que 1) il n'était pas étudiant mais sensei 2) il avait 30 ans..damned, les japonais font pas leur âge..j'étais persuadé
qu'il était en master ou en thèse...) pour aller à une afterfireworks party à Tenjin. En sortant du métro, on s'arrête prendre un purikura (les petites photos autocollantes très marrantes).
J'avais un peu peur d'être bizarre, en yukata dans un geisen, mais pas du tout, il y avait une queue de l'enfer devant les cabines, avec plein de filles en yukata. Après ces quelques minutes de
photo, qui ont presque confiné au délire collectif, on se dirige vers la soirée, non sans mal (lisez, on s'est planté d'endroit). Le bar est genre lounge (entendez, canapés, bibliothèque...),
mais c'est un peu bondé (mais avec quasiment tou le monde en kimonos) et pas si amusant. Alors, vu que de toutes façons, on a rété le dernier métro et qu'il faut bien en profiter, nous nous
sommes dirigés vers le Happy Cock (hihihi, ce nom est vraiment trop drôle). C'était beaucoup moins blindé que la dernière fois, tant mieux. Pour le coup, il y a très peu de personnes en yukata,
mais notre tenue ne semble choquer personne (au contraire).
Alors, à ce stade du récit (et après avoir répété environ 150 fois le mot yukata), petites précisions quant à cette tenue. On enfile le yukata, qu'il faut plier convenablement à la taille pour
ajuster la longueur. Puis il faut attacher deux bandes, une sous la poitrine et une autre au niveau de la taille, pour fixer le tout. Ensuite, il faut mettre l'obi (la ceinture), ce qui est assez
compliqué (mais pas du tout si on compare, par exemple, à un sari ou à une paire de pointes) et se termine par un noeud. La tenue est complétée par des sortes de socques, assez hautes, mais
curieusement très confortables. On peut mettre avant des tabi (chaussettes avec le pouce séparé), mais vu la température extérieure...J'ai appris par la suite que ce costume peut se complexifier
assez rapidement, en effet, le yukata est limite un vêtement de détente. Je m'attendais à ne pas pouvoir marcher et à me sentir très raide, mais s'il est impossible de suivre l'allure d'Aragorn
(surnommé Strider, ou Grand-Pas (le gars qui a traduit ça à jamais pensé que ça ressemblait à "Grand'Père"???)), on peut marcher correctement. En revanche, il est impossible de s'affaler, étant
donner que l'obi maintient le dos bien raide.
Donc, rien qui n'empêche de danser, ce dont nous ne nous sommes pas privés, et ce jusqu'a presque 4 heures du matin.
Le Dimanche suivant, après une nuit blanche très longue, Cho-san et moi sommes allées à Yanagawa, une petite ville proche de Fukuoka, qui possède de nombreux canaux. On a donc fait une longue
promenade en bateau. Il faisait très chaud et le soleil tapait bien, on a donc louer des petits chapeaux, on ressemblait un peu à des patelles... Les ponts sont tous très bas, il faut
impérativement se coucher sur l'embarcation si l'on ne veut pas se retrouver assomé. On a mangé de l'anguille (unagi)...ce poisson va beaucoup me manquer...On s'est ensuite un peu balladées et on
a trouvé une source chaude (domestiquée, aménagée, au bord de la rivière) où l'on a plongé nos pieds avec les gens du coin, longtemps, longtemps....Il a bien fallu rentrer.


Je n'agrandis pas
plus la dernière photo car nous avons des cernes assez moches...
Sinon, il ne s'est rien passé de notable cette semaine, à part un repas sushis/sashimi/poisson délicieux avec Cho-san. J'ai aussi trouvé et sauvé un petit gecko dans ma chambre.

J'ai rencontré, chez Narita-san (là où j'habite), Morgane, une étudiante en japonais à l'INALCO à Paris, elle est très sympa, mais elle pars demain pour Hiroshima. Elle appartient au réseau
WOOFF, et le profil de la maison ne correspond pas du tout à ce qui est décrit sur Internet, d'où le départ.
Du coup, ce soir nous sommes allées manger dans un sushi tournant, avec Tanimura-sensei, que l'on a croisé en sortant de la maison. Le sushi tournant, c'est des paires de sushis sur un petit
tapis qui tourne (logique...) et hop, on se sert...J'ai gouté à des sushis de thon, de saumon (au saumon! mon préféré...), de noix de saint jacques, de crevette crue, et d'ecrevisse...Ensuite,
on a pris deux trois brochettes (mais je présice que les yakitoris sont beaucoup plus petites que les brochettes à la française) dans un yatai, puis une petite session purikura et hop, à la
maison!
J'aurais bien aimé sortir me balader aujourd'hui, mais un très gros orage a stoppé net mes velléités de sortie.
Je termine cette partie de l'histoire par une brève sur les ongles des japonaises, ou la manucure poussé à l'extrême.
En effet, voici le genre d'ongles qu'arborent beaucoup de japonaises (d'ailleurs, ça me fait penser que j'ai vu la (les) trousse(s) à maquillage de Cho-san...wouaouh):

Sincères salutations
Sans déconner le kimono ça te va super bien! Je suis trop jalouse, moi aussi un jour j'irai au Japon pour mettre un kimono d'été!
Bon, on essaie de se voir dans le sud de la france!
Bisous
PS si t'es en galère de logement à Montpell, j'ai plein de potes qui y seront de retour... au cas où tu aies besoin d'un canapé où dormir...