Jeudi 18 septembre 2008
Il me semblait raisonnable de rendre hommage à Sigur Ros (malgrès une légère déception quant à leur nouvel album), même si j'avais envie de vous parler de The Ruiner de Made Out Of Babies. Tenter de faire passer ce journal nirtuel pour un banal blog mosical, n'est qu'une manière de tournr autour du pot comme je sais si bien le faire, mais il faut se rendre à l'évidence, je suis rentrée depuis 17 jours et 2 heures.
Je n'arrive pas à tourner la page. Je n'arrive pas à écrire ce blog, ni terminer mon rapport de stage, ni contacter par un simple mail mes amis à 10 000 km. Je relis tout mes romans japonais et je projette d'aller acheter un bouquin de cuisine japonaise et de faire une razzia chez Tang Frères 2.0 (comprenne qui pourrra).
Je suis à nouveau mal à l'aise en mini-jupe.

Cela dit, je me dois de terminer mon récit. Même si mon mois d'août fut assez studieux. Le temps s'est adoucit (...adoucir n'est sans doute pas le terme adéquat...),  et même si les cigales me vrillaient toujours autant les tympans quant je passais sous les arbres, par terre, les cadavres remplacaient les mues.
Je ne crois pas avoir déjà parlé des voitures. La plupart des modèles sont japonais, type Kangoo anorexique, pour la plupart. Même si j'ai passé presque trois jours à Tokyo au début de mon séjour, il m'a fallu arriver à Fukuoka pour constater que la-bas (arrgh...la-bas...), on roule à...euh...comme les anglais (à droite, à gauche???). Les automobilistes étant généralement des modèles de courtoisie, j'ai du assez vite réapprendre à être vigilante, si je ne veut pas me faire renverser de retour ici (arrgh...ici...). Mais d'un autre côté, je ne me paye plus des vélos quand je marche sur le trottoir. Sinon, de retour à Paris, j'ai remarqué le calme qu'offre le métro japonais: personne ou ou presque ne parle. Le contraste était plutôt saisissant, malgrès mes 14 heures de voyage.

Vous remarquez comme je tourne habilement autour du pot, une fois de plus?

Bref, en dehors du boulot, je n'ai plus trop eu le temps de visiter grand chose, mais je suis sortie quelques fois.

Il est 21 heures, je suis crevée, mais je ne veux pas rentrer manger mes onigiri toute seule chez moi. Du coup, je prend Cho-san et Taichi-san en otage et on va manger chinois. CHo-san devait alterner entre le chinois, le japonais et l'anglais. Dur pour elle vu notre état de zombies... Bref, on a pris du tofu à la sauce piquante (un régal, même s'il faut beaucoup de riz avec), des sortes de côtes de bettes, du boeuf aux légumes. Et voilà, maintenant, je ne pourrais plus acheter à l'arrache des trucs dans les traiteurs chinois (parce que déjà que je ne trouvais pas ça très bon avant de partir...)

Je suis dans la rue et je fait mon stock de mouchoirs publicitaires (qui, je le découvrirai à l'aéroport, arrachent les yeux), en mangeant des Deli Mochi Cream à la pêche et à la sakura (fleur de Cerisier) avec Cho-san...C'est le dernier apres-midi, on est sorties acheter des douceurs pour garnir ma valise et on fait un crochet par le rayon Goth Lolita du magasin Vivre de Tenjin (curieux nom...). Il y a de tout, ou presque, des tenues pour Dolls au Cyber Punk...Je craque pour un sac et une mini jupe (damned, le concept de taille basse n'existe pas/plus!!!)...je voudrais tout, y compris ce manteau à 30 000 yens, façon redingote XIX siècle...Heuresement que le tissu est tout pourri (synthétique).
Evidemment, je n'ai pas eu la présence d'esprit de dégainer mon appareil photo...

D'ailleurs, vous remarquez l'absence de photos de cet article?
J'appelle ça "Mon ordinateur est un con et décède avec toutes mes photos, trois jours avant la fin du stage, alors que je n'ai pas terminé mon rapport". Ce con.
 
Je sors encore tard du labo et je passe au bar, parce qu'entre temps, j'ai sympathisé avec le barman, Yutaka-san. Je fais la connaissance de Midori-san et de son copain Hatori-san. La conversation s'engage assez vite, sans doute parce que j'ai sautillé de joie quand j'ai su qu'elle s'appelait Midori, prénom d'un perso génial d'un livre sublime de Murakami Haruki, La ballade de l'Impossible. On parle, livres, mangas (je me suis fait traiter d'Otaku...par des japonais...pour être honnête, c'est assez injustifié, vu que ma connaissance mangatesque est beaucoup due aux dessins animés des années 80-90...mais j'ai de la mémoire), fromage et grammaire française (si quelqu'un peu me proposer une logique dans le genre des noms en français), on regrette de ne pas s'être rencontrés plus tôt. Au détour d'une remarque sur le vin, Midori-san me propose d'aller, le vendredi suivant manger dans le resto qu'une sommelière japonaise diplômée en France à ouvert à Fukuoka. Et voilà comment je me retrouve à manger du fromage de chèvre avec de la figue sèche, avec un verre de bon vin...


Voila une photo de Nagasaki que j'avais mis sur mon compte sans la publier... Voilà donc, une jolie petite église à Nagasaki.

Je vous quitte, mais réjouissez vous, au moins deux posts sont à venir:
Mes dernières aventures ou comment j'ai parlé de Julie Lescaut à 10 000 km de son lieu de production, pourquoi j'ai béni les Beatles et Edith Piaf dans la même soirée, comment je me la suis jouée Driver's High à 3h du mat, et enfin, la rocambolesque histoire des ATM qui cessent de me donner mes sous la veille du départ.
Quand M. Fnac, au bout de deux mois aura enfin changé mon ventilo, je pourrai ajouter les dernières photos...

Je vous salue.
Par Agaetis Byrjun - Publié dans : Ne classera pas ses articles
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Ravie de te retrouver.
Commentaire n°1 posté par BBK.mel le 19/09/2008 à 17h33
ah la nostalgie du lieu de stage... Je connais ça aussi.
Commentaire n°2 posté par bvauchelle le 20/09/2008 à 09h40
Je me suis permis de recommander ton blog sur le mien. Ca s'appelle un tag.
Commentaire n°3 posté par BBK.mel le 09/10/2008 à 19h46
More & more people know that blog are good for every one where we get lots of information any topics !!!
Commentaire n°4 posté par penis enlargement le 05/09/2009 à 05h16
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus